Ça fait quelques temps que je me pose des questions sur les différents services de géolocalisation qui fleurissent sur le net. Quels sont et seront les usages de ces services, comment les intégrer à des services existants, comment contrôler ces informations et faire le tri entre données publiques et privées ?
Que ce soit pour un marketeur ou pour l’utilisateur final, les avantages de la géolocalisation sont indiscutables. Les services comme AroundMe ou DisMoiOù répondent à un besoin simple: trouver ou découvrir le magasin, le lieu, le service dont on a besoin dans les alentours proches.
Avec la popularisation des smartphones équipés de GPS, les entreprises traditionnelles ont tout intérêt à être listés sur les services de ce type. Même si les retours ne sont pas encore extraordinaires, ceux-ci ne vont cesser d’augmenter et cela pour un investissement quasi nul.
Ces services sont très simple d’utilisation et répondent à un réel besoin. Leur base d’utilisateurs est saine et ne peut faire qu’augmenter. Le business model lui aussi est sain: des coûts de développement limités et des sources de revenus multiples (mise en avant de services, bons plans et réductions, contenu enrichi, …).
Bien sûr, les grands acteurs du web et des réseaux sociaux en sont conscients et, forts de leurs bases d’utilisateurs énormes, ont tout intérêt à intégrer ces services. Google, Twitter, Bing, Ask et sûrement Facebook très prochainement utilisent ces technologies. Mais nous en sommes encore aux balbutiements et il existe encore de nombreux freins à la popularisation de ces applications.
Le premier frein est sans doute le respect de la vie privée. Etes-vous à l’aise avec le fait que vos “amis” (entre guillemets ici, car on parle d’amis sur les réseaux) puissent connaître votre position à tout moment ? Etes-vous prêt à partager ces informations avec des inconnus ?
L’exemple récent de l’activation de Google Buzz et de la création automatique de votre réseau de partage en fonction de vos partages d’emails et de chat a encore montré que la majorité des utilisateurs désirent garder le contrôle sur leurs informations personnelles.
On a vu cette semaine la naissance du site pleaserobme.com qui jette un pavé dans la marre de la géoloalisation et de la protection de la vie privée. Le concept est simple: le service diffuse les informations publiées sur différents réseaux et les présente comme des opportunités pour d’éventuels cambrioleurs…

Un autre frein est le manque de clarté sur les bénéfices que les utilisateurs vont tirer de ces services. Ceux ci doivent être clairs et surtout immédiats.
Foursquare et Gowalla, deux services quasimment similaires ont introduit sur ce marché la notion de jeu et de classement. Chaque action (localisation, ajout de lieu, …) est récompensé par des points et des badges. Une façon de récompenser les utilisateurs pour leur activité sur le réseau. Ce système a, selon moi, des limites. En effet, en dehors d’un public de technophiles et de geeks avertis, l’utilisateur lambda n’a que faire de ces points virtuels. Même les utilisateurs assidus perdent vite intérêt à ce système. Une fois le sommet du classement atteint (ou au contraire, la stagnation en bas de l’échelle), les utilisateurs s’essoufflent, et l’effort demandé devient alors supérieur aux bénéfices. On peut parler ici de ROI pour l’utilisateur final. L’autre aspect négatif de cette notion de jeu et de classement est le fait qu’elle génère une fausse activité dans l’unique but de gagner des places. Un utilisateur a récemment démontré qu’il était même possible de tricher de manière automatique via l’API. Vous pouvez voir un de ses profil Foursquare et lire son article sur les méthodes utilisées et les différents comptes créés.
Il est donc indéniable que ces services sont amenés à se développer et à être de plus en plus présents dans notre vie quotidienne. La question est de savoir quels sont les modèles qui vont perdurer, qui seront les acteurs qui sauront répondre aux différentes problématiques posées et quelles nouvelles applications vont émerger.
Et vous, utilisez-vous ces services, qu’en pensez-vous? Qui, à votre avis, va tirer son épingle du jeu? N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous.
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T’as du bol: moi j’ai tenu une semaine à renseigner Foursquare et surtout Gowalla que j’ai trouvé plus clair et ludique.
Mais alors de l’intérêt final à enrichir la base des POI de chaque éditeur sans contre-partie si ce n’est de vagues badges…
J’ai du tenir une semaine sur foursquare aussi… mais j’utilise DisMoiOù de temps en temps (simple pratique et cocorico)